État

Je broie

A tout lecteur potentiel : ceci est une catégorie créée expressément par son auteur pour chougner, piauler, pleurnicher, geindre, se lamenter, piailler, gémir. Broyer les idées noirs dans les presses de l’encre et du papier, voilà tout ce à quoi sert cet endroit, pour les exorciser, les extirper et les broyer une bonne fois pour toute. Ni plus ni moins. Te voilà prévenu !

Bien sûr, lecteur, l’auteur n’attend pas que tu sois compatissant ou que tu cherches à l’aider. L’auteur pose et oublie dans ce sépulcre tout ce dont il ne veut plus s’embarrasser. Le lui imposer encore serait contre productif. Au même titre que lui jeter à la figure de manière médisante ne reviendrait qu’à récupérer une ordure dans une poubelle pour la rendre à celui qui vient de la jeter. Au mieux, sois le témoin passif de ses débordement. Ou encore, si tu trouves en ton vécu une quelconque gémellité avec les délires jetés à cet endroit, profites en pour t’en débarrasser également.

Sur ce, bon courage à toi, lecteur.

 

État

Les saisons

Loup qui ose quitte le bois.
Sève monte au doux levant :
Rien ne compte que ce moment.
Fleur éclose, revis en moi.

Chante rose, ce doux émoi :
Ce cher conte, mon sentiment
En acompte, que tu me rends.
Et pour cause, tu m’aimes moi.

Virtuose, l’arbre jaunoie.
Et sans honte ce changement,
Il démonte tes sentiments,
Il m’arrose et je me noie.

Tu me poses, cela me broie.
Cela monte dans ce tourment,
Et sans honte, la glace prend,
Me nécrose : tout devient froid.

Alors fossile, mon cœur battant
Renaîtra-t-il ce nouvel an ?